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Lassitude et épuisement des mamans d’aujourd’hui

L’HISTOIRE OUBLIÉE DES FEMMES AU FOYER : documentaire de Michèle Dominici (France, 2021, 53mn) Disponible jusqu’au 13/12/2022 (CHERCHEZ SUR GOOGLE !)

Au travers de films familiaux et de journaux intimes, Michèle Dominici fait entendre la voix de celles qui ont fait le choix, pendant les Trente Glorieuses, de se consacrer à leur famille. Un éclairage rare sur une thématique délaissée par les sciences sociales….

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Éblouie par la beauté de ce film documentaire, j’aimerais partager cette expérience avec vous et vous invite à le regarder !
Après ce visionnage, j’ai envie de blablater un peu sur l’évolution de la situation des mamans depuis cette époque. Non pas pour nous plaindre mais juste pour y réfléchir…

LASSITUDE ET ÉPUISEMENT DES MAMANS D’AUJOURD’HUI, MALGRÉ LE PROGRÈS

Ce qui me fait cogiter, c’est pourquoi après tant d’avancées (et heureusement !) matérielles et sociales, les mamans d’aujourd’hui ressentent souvent encore les mêmes sentiments de lassitude et d’épuisement ?
Techniquement, nous avons tout pour être bien…
Déjà au niveau matériel avec le lave-vaisselle, le lave-linge, l’aspirateur, le fer à repasser qui fait de la vapeur en appuyant sur un bouton (sans mettre du charbon, uuuh !) … mais également au niveau social : beaucoup ont un mari présent et dévoué (un mari qui n’a pas non plus une vie facile mais c’est un autre sujet !) et pourtant, nous nous sentons parfois (même souvent on peut l’avouer) dépassées voire même inutiles. Bien entendu, certaines mamans ne se reconnaissent pas dans ce que j’écris et gèrent très bien leur vie (non mais comme je les déteste elles, mouarf)… Mais, pour être en contact de par mon job avec de nombreux jeunes parents, je sais que ce sentiment est largement partagé (au moins de manière ponctuelle – surtout en hiver – et plus particulièrement avec des enfants en bas âge et/ou des adolescents).

Épouse parfaite, femme au foyer parfaite, working woman parfaite

Avant, pour être une femme accomplie, il fallait se trouver un mari et lui être entièrement dévouée, tenir sa maison de manière irréprochable pour qu’elle soit un refuge pour Monsieur, élever des enfants parfaits et être fraiche et disposée à toute heure. Heureusement, grâce aux efforts de nos aïeules, la situation a bien changé. Nous avons admiré ces femmes qui pouvaient être libres et travailler, qui avaient le droit de penser et qui étaient même parfois admirées pour ça. Nous avons actuellement les portes ouvertes devant nous et sommes libres de choisir nos vies ! C’est formidable ! Mais alors où est le problème ?!

Eh bien… parce que, même si on peut échapper à son quotidien en travaillant (pour autant que notre travail nous intéresse car souvent ce n’est pas par choix que nous le faisons), nous devons quand même gérer tout le reste.
Si nous ne le faisons pas, … qui fera le ménage, les lessives, le repassage, les repas à notre place ?! Qui organisera les rendez-vous chez le médecin, le dentiste, les courses, l’achat (le rangement, le tri) des vêtements des enfants, les anniversaires, le cadeau pour ceux des copains, passera derrière les enfants pour ranger ou faire ranger ce qui traîne, fera le taxi pour les activités des enfants, s’occupera des devoirs,…?! Qui saturera son cerveau de cette fameuse charge mentale à notre place ?! Personne…
Au final à qui la faute ??! En y réfléchissant bien, à personne. Car avouons-le, la plupart de ces choses sont très difficiles pour nous à déléguer car nous avons l’impression (à tort ou à raison… (à raison ! à raison !)) de le faire mieux que quiconque. Et déléguer demanderait une telle supervision de notre part que l’énergie dépensée ne serait que déplacée pour mieux nous revenir dans la face.
Exemple : Monsieur se dévoue pour les courses. Ouais super ! Large sourire sur notre tronche toute cernée. Puis vient la phase concrète : il faut te stresser pour faire la liste (et c’est le plus compliqué car tu dois prévoir tes menus), il faut ensuite lui écrire cette liste dans l’ordre du magasin si tu veux qu’il revienne avant le lendemain, lui faire un rapport détaillé de chaque article, lui rappeler que ce qui n’est pas sur la liste il faut le laisser au magasin (parce que tu gères le budget), … À ce moment, Large Sourire a pris le large et c’est Moue Dubitative qui prend le relai… Et d’un balayage de la main, tu lui fais signe que tout va bien, que t’es finalement pas si débordée que ça et tu le feras toi-même. Mais merci quand même hein !
Attention, ceci n’est pas un blâme pour nos maris ! J’ai la chance d’avoir un mari super dévoué, présent et reconnaissant de ce que je fais (je préfère le souligner, dès fois qu’il lui prendrait l’envie de lire mes articles, mouarf), mais je sais que ce n’est pas le cas de tout le monde.
Du coup, je pense qu’on est d’accord, généralement nous planifions, organisons et gérons pratiquement tout à la maison. Beaucoup de mamans qui se font aider par leur mari doivent leur demander/rappeler les tâches à accomplir et, fatiguées par cette perte d’énergie dépensée pour de la supervision, préfèrent régler la tâche elles-mêmes. Certaines doivent même encore sortir la fanfare pour tant de bravoure une fois la table débarrassée 😉
Donc, de nos jours, nous nous usons à être parfaites à la maison, dans notre couple ET au travail (ben oui, parce que les autres le font si bien…). Une pression dont nous sommes souvent les principales instigatrices.

Faut-il vraiment être comme les autres ?! (enfin comme on pense qu’ils sont)

Les réseaux sociaux cultivent en nous l’illusion que les autres femmes gèrent leurs enfants, leur ménage et leur couple comme des cheffes … et avec le sourire s’il vous plaît ! Les cernes ? non JAMAIS, t’es fou ! On y voit des femmes heureuses et épanouies (et au corps parfait parce que c’est beaucoup plus mieux bien) dans tous les coins d’internet !
On imagine que c’est ça la réalité… ou du moins le but à atteindre, le Graal qui rendra notre famille heureuse pour l’éternité. Ce qui ne fait que renforcer notre sentiment de frustration.
Puis on évite de se plaindre et d’en parler car on est tout de même tellement reconnaissante de la chance qu’on a par rapport à énormément d’autres femmes sur notre planète.

Comme me l’a très justement souligné Irène F. : “le gros problème est que les travaux du foyer sont dévalorisés par notre société, du coup c’est plus difficile d’y trouver une satisfaction alors qu’ils sont essentiels et demandent beaucoup de savoir-faire qui ne se transmet plus. Pour nous occuper de nos bébés, des hommes ont pensé remplacer nos bras par des gadgets hors de prix qui ne fonctionnent même pas. De quoi être frustrées. Alors arrêtons de croire que les autres savent mieux que nous, que ce doit être comme chez les autres et surtout arrêtons de nous comparer les unes aux autres. L’une fait mieux ci, l’autre fait mieux ça, tant mieux ! Si on rassemble nos savoir-faire on serait bien plus forts. L’individualisme n’est pas fait pour l’humain”.

Le grand vide intérieur qui s’installe par moments

Alors je n’écris pas ceci pour vous dire qu’on est de pauvres victimes (en s’enfermant dans ce schéma, on ne ferait que renforcer ce sentiment) mais pour vous rappeler à vous, jeunes parents (aux papas aussi car ce n’est pas tout rose pour eux non plus), que la vie était souvent dure avant et qu’elle l’est encore aujourd’hui, surtout si on se met trop de pression. J’écris pour les mamans qui, au moment où elles lisent ce mot, sont dans une période difficile pour elles et ont besoin de réconfort. Nous essayons d’être parfaites sur tous les plans et nous nous tuons à la tâche. Gardons en tête que chez les autres l’herbe n’est pas plus verte et que les désillusions ne nous ont pas été exclusivement réservées. Non non, toi qui lis ceci, tu n’as pas le monopole de l’insatisfaction ! Tu n’es ni la première ni la dernière nana qui en arrive à tellement regretter le calme de sa vie de célibataire sans enfants qu’elle s’imagine prendre 3 culottes et partir le plus loin possible de son foyer pour apaiser ses oreilles un instant…. et bien sûr à regretter instantanément ces idées affreuses parce que non mais quand même !
Hashtag bouhouhouNonMaisChuisTropUneMauvaisemère.

Les autres aussi ont fait ou feront l’expérience de ce grand vide intérieur qui arrive parfois, et ce même si nous menons une vie à 100 à l’heure ! Faisons ce que nous pouvons, sans nous épuiser à atteindre la perfection.
Je le sais, c’est facile à dire…

Parlez-en dans votre couple et trouvez du temps pour respirer

Parlez de votre épuisement dans votre couple. Cherchez des solutions à deux. Si votre homme ne voit pas ce qui doit être fait, attribuez-vous certaines tâches de manière ponctuelles ou non. Certaines sont faciles à déléguer : nettoyage des sols, des salles de bain, rangement du lave-vaisselle, vaisselle tout court,…

Je ne suis pas bien placée pour donner des conseils, juste pour vous dire que vous n’êtes pas seules et pour vous rappeler que vous n’êtes pas des machines mais des femmes belles, fortes et intelligentes, avec des sentiments surtout et qu’il ne faut pas oublier de profiter de tout ce que vous pouvez prendre, de toutes les belles choses que vous pouvez voir, de tous les sourires d’enfants qui vous sont offerts (non non, les enfants ne passent pas leur vie à être reconnaissants de ce que vous faites pour eux, souvent leurs sourires se méritent hum hum). N’attendez pas trop des autres, surtout pas de la reconnaissance mais acceptez et prenez (et allez chercher s’il le faut) tout petit bonheur qui vous est destiné car vous le méritez largement. Observez le monde avec votre regard d’enfant un peu plus souvent et laissez-vous émerveiller par les petites choses.
Planifiez-vous du temps pour respirer, même si cela vous semble impossible. Comme s’il s’agissait d’un rendez-vous obligatoire. Le rendez-vous chez le médecin du petit dernier ne tombe pas au bon moment ? Ben vous y allez quand même, non !? … alors pourquoi un rendez-vous pour vous serait impossible à caser dans votre agenda de ministre ?!

Sur ce, je vais aller étendre ma lessive, j’entends que ça sonne… 😉

Pour gagner du temps dans nos routines …. “l’organisation au quotidien”

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Mais pourquoi tu dis ça ??!

PETITS ENFANTS, PETITS SOUCIS… GRANDS ENFANTS, GRANDS SOUCIS
MAIS PRO-FITE QUAND ILS SONT PETITS, ÇA PASSE TELLEMENT VITE !!

Ces phrases que l’on déteste entendre lorsqu’on a un tout-petit

Ces sentences assassines, on les a toutes entendues ! A part nous faire rager, elles ne nous apportent pas grand chose. Je vais papoter un peu toute seule ici, histoire de te remonter le moral si tu en as besoin (si ça ne remonte pas le tien, ça aidera le mien quand j’en aurai besoin, hum hum).

Evidemment on ressent un bonheur profond et sincère lorsqu’on devient parents. Le premier regard échangé, toutes les premières fois de l’enfant, ses sourires, ses premiers mots qu’on attend tellement (après on a juste envie qu’il la mette en sourdine de temps en temps mais c’est une autre histoire), ses phrases rigolotes malgré lui, son odeur, ses câlins, … tout ça nous rend fou de joie.

Mais avouons-le nous, toute notre petite vie se trouve chamboulée à l’arrivée d’un enfant. On en parle moins de ces périodes difficiles que l’on traverse. Un nouveau-né demande une réorganisation profonde du couple, de sa propre vie aussi. Avoir tout à coup la responsabilité d’un petit être nous force nous, les parents, à quitter notre propre enfance. Dès le début, nous n’avons souvent plus une minute à nous (entre les pleurs, les tétées, les lessives, les nuits ultra courtes, les angines, les otites, les pipis qui débordent, les régurgitations sur les draps, les bains, les assiettes renversées au sol, les courses, leurs envies de pipi au milieu de l’autoroute, … tout ça calé sur l’horaire imposé par bébé). Souvent, nous ne reconnaissons même plus notre corps et la fatigue engendrée par tout ceci influence nos choix, nos réflexions et notre comportement en général. Les baisses de moral ne sont pas rares. Alors ne te laisse pas abattre par les remarques extérieures.

PETITS ENFANTS, PETITS SOUCIS… GRANDS ENFANTS, GRANDS SOUCIS

Grrrr quelle phrase agaçante ! Pour moi, une des pires. Lorsqu’on a des cernes qui touchent le menton, que notre plus grand rêve n’est pas les Maldives mais plutôt soit 1 : aller faire un pipi entier sans être interrompue, soit 2 : pouvoir enfiler un pantalon avant 10h37, soit 3 : redécouvrir la sensation du café encore chaud (ouais, des rêves de malade je te dis pas !!), on n’a pas besoin d’entendre ça !
Alors oui, peut-être que les plus grands soucis arrivent principalement quand l’enfant a grandi…
Mais ça ne veut pas dire que maintenant c’est facile ! Ça ne veut pas dire que t’as pas le droit d’être au bout de ta vie.
Ça ne veut pas dire non plus que dans 13 ans ton moral sera plus bas que maintenant (déjà, comment ce serait possible ?! hein ?) !
Chaque étape est importante et est vécue différemment par les parents. Certains ont des enfants faciles, d’autres moins. Certains ont une capacité à rester debout malgré les difficultés, d’autres sont moins résistants et se sentent plus vite poussés à bout. Ce qui est commun à tous, c’est qu’un jour ou l’autre, on traverse tous des moments éprouvants.

Donc si bébé est petit et que tu te sens épuisée, vidée, que tu as l’impression qu’on a volé ton insouciance et que plus jamais ta vie ne t’appartiendra, ceci est pour toi ! Stocke ces quelques lignes dans un coin de ta tête, elles t’aideront à dédramatiser la situation :
(hum, pis si l’enfant est grand et que tu es toujours épuisée, vidée, que ta vie fout le camp et tout et tout, ce serait mieux pour nous que tu gardes tout ça pour toi un petit peu ! ;-)) Merci, merci ! bec.

  • plus l’enfant grandit, plus il deviendra autonome et plus tu auras du temps et retrouveras une vie “normale”. Si si, ça arrivera à nouveau ! Les premiers temps, tous nos actes sont basés sur le rythme et les besoins de bébé. Mais ça ne durera pas 10 ans.
  • avec les enfants il y a beaucoup de phases. Elles ne durent pas toute une vie, même si, vécues de l’intérieur, elles te paraissent interminables.
  • tous les parents passent par des moments épuisants (régulièrement en plus !). Tu n’es pas seule.
  • tu as le droit de prendre du temps pour toi, de demander de l’aide. Si tu peux trouver une occasion de souffler un peu, faire quelque chose que tu aimes pour te retrouver, fais-le. Plus tu seras détendue, plus la famille le sera (du moins plus tu es tendue, plus ta famille risque de l’être)
  • tu n’as pas besoin d’être parfaite ! Tu n’as pas réussi à faire tout ce que tu avais prévu ? Ce n’est pas grave. Ton bébé est en sécurité, il a reçu de l’affection et est nourri ? Alors c’est le principal ! Le ménage peut attendre.
  • tu n’es pas responsable des pleurs de bébé. Si tu as un modèle qui pleure beaucoup, ne culpabilise pas. Le jour où tu as un deuxième enfant, tu comprends mieux que chaque enfant a sa propre identité. Tout ne vient pas de l’éducation ou ne dépend pas de ton comportement. Je vais t’en apprendre une bonne : la maman n’est pas responsable de tous les problèmes du monde, non non !
  • lorsque tu es à bout car ton petit fait une grosse colère, isole-toi un moment (le temps de calmer tes nerfs) et regarde une jolie photo de lui où il est tout sourire ! Ça aide à garder son calme de se rappeler que ce petit démon est aussi régulièrement un petit ange 😉

MAIS PRO-FITE QUAND ILS SONT PETITS, ÇA PASSE TELLEMENT VITE !!

Deuxième phrase qui m’exaspère. Pourquoi ? parce que je suis une tendue du slip quand même. Devenir maman à provoqué chez moi un attachement si fort à mes minouchons que le monde entier me fait peur. Je dois absolument toujours les savoir en sécurité. C’est compliqué dans ma tête (mais bon c’est plus un secret que je suis zinzin). J’ai carrément changé d’orientation professionnelle à la naissance des enfants pour pouvoir être à la maison après d’eux, tous les jours. Alors oui, j’en “profite”, comme on dit… et j’adore cette vie ! mais….

Mais ce que je veux te dire, c’est qu’une personne qui te dit de profiter de tes enfants quand ils sont petits manque de tact. Quand on pense à cette phrase, plus le temps passe, plus on se met la pression :
“Mais pourquoi je n’arrive pas à en profiter comme les autres ? Ils vont grandir si vite et pourtant il m’arrive de crier tellement je ne sais plus quoi faire (alors que je sais bien que c’est justement ce qu’il faut éviter !) ! Pourquoi ici les journées sont souvent à l’opposé de ce que j’avais préparé et imaginé ? Pourquoi quand elles font les biscuits à la télé, les mamans sont si bienveillantes avec leurs enfants (qui au passage sont si mignons, appliqués et rigolent ensemble dans cette cuisine impeccable) ? Pourquoi c’est pas pareil chez moi ? Pourquoi le jeu que j’ai passé une heure hier soir à préparer ne l’intéresse pas ? Pourquoi tant de cirque pour un repas que j’ai mis tant de cœur à préparer ? Pourquoi mon enfant fait-il des crises alors que j’ai l’impression d’avoir tout fait au mieux pour que tout se passe bien ? Pourquoi il n’y a que moi qui arrive à la dernière minute à mon rendez-vous car mon petit de 3 ans en a décidé autrement ?”

Pour éviter justement cette pression supplémentaire, rappelle-toi que tu n’es pas la seule et que tu es une super maman qui fait au mieux pour que tout se passe bien ! Je te donne quelques petites astuces pour t’aider à passer ces périodes le plus sereinement possible :

Profite des petites choses

Essaie de simplement profiter de la vie chaque jour. Apprends à voir les jolies choses (y’a des jours où il faut vraiment bien ouvrir les yeux, je te l’accorde). Profite des petits bonheurs, sans en attendre trop. Garde en tête que ton bonheur ne dépend pas des gens qui t’entourent ; il dépend de TOI seulement.

Prends du temps pour toi… — > texte issu d’un précédent article

Souvent, nous les mamans, nous faisons l’impasse sur ce point, mais c’est une très mauvaise idée. Il est important que dès le matin, tu prennes un peu de temps pour toi. En général, avec des enfants, c’est très difficile. Si c’est l’enfant qui nous réveille tous les matins, on se sent vite dépassée. 
Dès que tu peux, prends au moins 5 minutes (même 15) pour t’habiller et te préparer. Même si tu as prévu de rester à la maison, prépare-toi. Il est primordial que tu te sentes bien. Tu as le droit de prendre un instant POUR TOI. 

Une autre idée, qui aide à surmonter les journées plus difficiles et à embellir le quotidien : le matin, planifie une petite activité pour ta soirée, pour te ressourcer. Par exemple : pendre un bain, lire quelques pages d’un roman , bricoler, regarder un épisode d’une série, boire un bon thé ou cacao au coin du feu, faire un Rummikub avec ton mari, aller courir,… L’idée de la récompense qui t’attend te permet t’affronter ta journée de manière plus positive.

… et aussi pour les enfants > texte issu d’un précédent article

Surtout si tu es à la maison, prévois également du temps pour jouer avec ton enfant. Même 20 minutes (le matin et l’après-midi). Mais vis-les intensément. Pas de téléphone, pas de télé,… Tu peux même les insérer dans ton agenda les premiers temps afin de l’intégrer progressivement. 
Apprends à redevenir un enfant. Tu seras étonné(e) de découvrir l’imagination de ton bambin ! Saute avec lui dans sa piscine imaginaire, entre avec lui dans sa forêt magique, prenez un sac à dos et baladez-vous dans votre salon, arrêtez-vous faire votre pique-nique imaginaire sur un vieux tronc couché … imaginaire aussi ;-). Observez ces animaux rigolos et imitez-les !
Du temps pleinement consacré à l’enfant renforcera sa confiance en lui et la confiance qu’il a en toi et resserrera vos liens. Même si tes journées te paraissent déjà trop remplies, il faut trouver du temps pour lui et, dans la mesure du possible, bloquer ce temps afin que tu ne te laisses pas distraire pas la multitude de tâches qui t’attendent. Explique à ton enfant que tu es une maman, que tu as beaucoup de choses à faire pour que tout le monde puisse vivre en harmonie dans votre maison. Explique-lui aussi que tu prends du temps rien que pour lui. S’il demande trop ta présence, montre-lui sur l’horloge le temps qu’il a devant lui pour profiter entièrement de sa maman. Dis-lui qu’après ça, tu devras faire d’autres choses mais que tu auras bientôt à nouveau du temps à lui consacrer.
A la recherche d’une activité pour un toooout petit ? Clique ici.
A la recherche de pleiiiin d’idées d’activités ? Clique ici.

Crée un espace qui te réconfortera

Si pour te sentir bien dans ta vie tu as besoin d’un endroit cosy, range à fond, débarrasse-toi de ce qui ne te sert à rien (non, ça ne marche pas avec les gens qui vivent sous ton toit), refais ta déco ! Si tes enfants sont un peu plus grands, donne ou vends les jouets qui ne servent plus. Ne les entasse pas. Jette toutes les babioles en plastique et les jeux cassés qu’on ne peut pas réparer. Fais de la place, organise-toi de l’espace pour respirer et te sentir chez toi, chez vous. Quelques idées ici.

Instaure les règles de base de la maison et ne lâche pas

Si tu baisses les bras avec ton petit et qu’il se retrouve à mener sa vie à sa façon et avec ses propres règles, plus tard ce sera plus compliqué pour vous. Accroche-toi dès le début, apprends-lui les valeurs qui te semblent importantes, ne lâche pas. Aime-le, réconforte-le, mais reste le parent, celui qui pose un cadre et rappelle les limites.

Accepte la routine

Beaucoup de choses se répètent tous les jours avec le petits. Tous ces rituels peuvent parfois t’amener à penser que ta vie manque d’aventure et perd son côté palpitant (pourtant les enfants sont doués pour te donner des palpitations ! Genre ici quand elle a grimpé aux stores pour faire comme au Cirque), mais rappelle-toi qu’ils sont rassurants et essentiels pour l’enfant.

Sors et/ou joue avec lui

Tu es dans un jour sans… ? Sors prendre l’air en famille. Arrêtez-vous à un parc de jeu. Parle avec d’autres parents ou joue avec ton enfant.
Propose un jeu si l’ambiance le permet. Quelques idées ici.
Apprends-lui également à s’occuper un peu seul par petits moments. Ce sera des instants où tu pourras faire autre chose, tout en restant près de lui.

Identifie tes priorités

Ce qui est important dans TA vie, c’est quoi ? Prends le temps de réfléchir à ça. Garde à l’esprit que tu ne peux pas tout faire à la fois (tu ne peux pas être à 100% avec les enfants avec un salaire à 100%, un travail à 100%, avoir une maison 100% clean et un mari 100% content). Va falloir établir une pondération.
Le plus important, c’est de voir grandir tes enfants ? C’est plutôt de faire de ton mieux avec les enfants tout en t’assurant de ne pas mettre un frein à ta carrière ? C’est de partir vivre en famille à la montagne ? Réfléchis à ce qui est important pour toi et ta famille.
Si pour être bien, tu dois être plus souvent avec tes enfants, regarde si tu peux baisser ton taux d’activité. Les enfants ne sont pas petits pendant toute une vie : c’est une période de ta vie. On peut même faire des sacrifices momentanés (quelques années) pour leur accorder plus de temps ! Chaque parents a des besoins différents. Regarde ce qui est le mieux pour vous et donne-toi les moyens d’y parvenir.

Revois ton organisation

Si besoin, revois ton organisation pour te sentir mieux et moins débordée. Petit article à ce sujet par ici.

N’oublie pas le bonheur amené par les enfants

Si maintenant c’est difficile, rappelle-toi que tout peut changer très vite avec les enfants. Dans quelques minutes, ton enfant te montrera sûrement à quel point il peut être trop mignon. Parce que oui, les enfants c’est fatiguant, mais ils nous amènent tellement de bonheur ! Leurs sourires, leurs petites chansons, leurs phrases maladroites, leurs câlins,… remplissent notre estomac de papillons (comme le disait mon fils) !!

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NON MAIS DE TOUTE FAÇON, ON LE SAIT TOUTES : “LES ENFANTS, C’EST QUE DU BONHEUR !” mouarf mouarf !

NE T’OCCUPE PAS DE CE QUE DISENT OU FONT LES AUTRES ! PRENDS TOUTES LES BONNES CHOSES QUE LA VIE T’OFFRE (CHERCHE-LES UN PEU AU DÉBUT, HISTOIRE DE MIEUX LES RECONNAÎTRE) ET POUR LES PETITS TRACAS QUI ÉPUISENT, DIS-TOI QUE C’EST PASSAGER ET QUE D’AUTRES VIVENT LA MÊME CHOSE QUE TOI !

SUIS TES RÊVES, ILS CONNAISSENT LE CHEMIN.