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Mais pourquoi tu dis ça ??!

PETITS ENFANTS, PETITS SOUCIS… GRANDS ENFANTS, GRANDS SOUCIS
MAIS PRO-FITE QUAND ILS SONT PETITS, ÇA PASSE TELLEMENT VITE !!

Ces phrases que l’on déteste entendre lorsqu’on a un tout-petit

Ces sentences assassines, on les a toutes entendues ! A part nous faire rager, elles ne nous apportent pas grand chose. Je vais papoter un peu toute seule ici, histoire de te remonter le moral si tu en as besoin (si ça ne remonte pas le tien, ça aidera le mien quand j’en aurai besoin, hum hum).

Evidemment on ressent un bonheur profond et sincère lorsqu’on devient parents. Le premier regard échangé, toutes les premières fois de l’enfant, ses sourires, ses premiers mots qu’on attend tellement (après on a juste envie qu’il la mette en sourdine de temps en temps mais c’est une autre histoire), ses phrases rigolotes malgré lui, son odeur, ses câlins, … tout ça nous rend fou de joie.

Mais avouons-le nous, toute notre petite vie se trouve chamboulée à l’arrivée d’un enfant. On en parle moins de ces périodes difficiles que l’on traverse. Un nouveau-né demande une réorganisation profonde du couple, de sa propre vie aussi. Avoir tout à coup la responsabilité d’un petit être nous force nous, les parents, à quitter notre propre enfance. Dès le début, nous n’avons souvent plus une minute à nous (entre les pleurs, les tétées, les lessives, les nuits ultra courtes, les angines, les otites, les pipis qui débordent, les régurgitations sur les draps, les bains, les assiettes renversées au sol, les courses, leurs envies de pipi au milieu de l’autoroute, … tout ça calé sur l’horaire imposé par bébé). Souvent, nous ne reconnaissons même plus notre corps et la fatigue engendrée par tout ceci influence nos choix, nos réflexions et notre comportement en général. Les baisses de moral ne sont pas rares. Alors ne te laisse pas abattre par les remarques extérieures.

PETITS ENFANTS, PETITS SOUCIS… GRANDS ENFANTS, GRANDS SOUCIS

Grrrr quelle phrase agaçante ! Pour moi, une des pires. Lorsqu’on a des cernes qui touchent le menton, que notre plus grand rêve n’est pas les Maldives mais plutôt soit 1 : aller faire un pipi entier sans être interrompue, soit 2 : pouvoir enfiler un pantalon avant 10h37, soit 3 : redécouvrir la sensation du café encore chaud (ouais, des rêves de malade je te dis pas !!), on n’a pas besoin d’entendre ça !
Alors oui, peut-être que les plus grands soucis arrivent principalement quand l’enfant a grandi…
Mais ça ne veut pas dire que maintenant c’est facile ! Ça ne veut pas dire que t’as pas le droit d’être au bout de ta vie.
Ça ne veut pas dire non plus que dans 13 ans ton moral sera plus bas que maintenant (déjà, comment ce serait possible ?! hein ?) !
Chaque étape est importante et est vécue différemment par les parents. Certains ont des enfants faciles, d’autres moins. Certains ont une capacité à rester debout malgré les difficultés, d’autres sont moins résistants et se sentent plus vite poussés à bout. Ce qui est commun à tous, c’est qu’un jour ou l’autre, on traverse tous des moments éprouvants.

Donc si bébé est petit et que tu te sens épuisée, vidée, que tu as l’impression qu’on a volé ton insouciance et que plus jamais ta vie ne t’appartiendra, ceci est pour toi ! Stocke ces quelques lignes dans un coin de ta tête, elles t’aideront à dédramatiser la situation :
(hum, pis si l’enfant est grand et que tu es toujours épuisée, vidée, que ta vie fout le camp et tout et tout, ce serait mieux pour nous que tu gardes tout ça pour toi un petit peu ! ;-)) Merci, merci ! bec.

  • plus l’enfant grandit, plus il deviendra autonome et plus tu auras du temps et retrouveras une vie “normale”. Si si, ça arrivera à nouveau ! Les premiers temps, tous nos actes sont basés sur le rythme et les besoins de bébé. Mais ça ne durera pas 10 ans.
  • avec les enfants il y a beaucoup de phases. Elles ne durent pas toute une vie, même si, vécues de l’intérieur, elles te paraissent interminables.
  • tous les parents passent par des moments épuisants (régulièrement en plus !). Tu n’es pas seule.
  • tu as le droit de prendre du temps pour toi, de demander de l’aide. Si tu peux trouver une occasion de souffler un peu, faire quelque chose que tu aimes pour te retrouver, fais-le. Plus tu seras détendue, plus la famille le sera (du moins plus tu es tendue, plus ta famille risque de l’être)
  • tu n’as pas besoin d’être parfaite ! Tu n’as pas réussi à faire tout ce que tu avais prévu ? Ce n’est pas grave. Ton bébé est en sécurité, il a reçu de l’affection et est nourri ? Alors c’est le principal ! Le ménage peut attendre.
  • tu n’es pas responsable des pleurs de bébé. Si tu as un modèle qui pleure beaucoup, ne culpabilise pas. Le jour où tu as un deuxième enfant, tu comprends mieux que chaque enfant a sa propre identité. Tout ne vient pas de l’éducation ou ne dépend pas de ton comportement. Je vais t’en apprendre une bonne : la maman n’est pas responsable de tous les problèmes du monde, non non !
  • lorsque tu es à bout car ton petit fait une grosse colère, isole-toi un moment (le temps de calmer tes nerfs) et regarde une jolie photo de lui où il est tout sourire ! Ça aide à garder son calme de se rappeler que ce petit démon est aussi régulièrement un petit ange 😉

MAIS PRO-FITE QUAND ILS SONT PETITS, ÇA PASSE TELLEMENT VITE !!

Deuxième phrase qui m’exaspère. Pourquoi ? parce que je suis une tendue du slip quand même. Devenir maman à provoqué chez moi un attachement si fort à mes minouchons que le monde entier me fait peur. Je dois absolument toujours les savoir en sécurité. C’est compliqué dans ma tête (mais bon c’est plus un secret que je suis zinzin). J’ai carrément changé d’orientation professionnelle à la naissance des enfants pour pouvoir être à la maison après d’eux, tous les jours. Alors oui, j’en “profite”, comme on dit… et j’adore cette vie ! mais….

Mais ce que je veux te dire, c’est qu’une personne qui te dit de profiter de tes enfants quand ils sont petits manque de tact. Quand on pense à cette phrase, plus le temps passe, plus on se met la pression :
“Mais pourquoi je n’arrive pas à en profiter comme les autres ? Ils vont grandir si vite et pourtant, il m’arrive de crier tellement je ne sais plus quoi faire (alors que je sais bien que c’est justement ce qu’il faut éviter !) ! Pourquoi ici les journées sont souvent à l’opposé de ce que j’avais préparé et imaginé ? Pourquoi quand elles font les biscuits à la télé, les mamans sont si bienveillantes avec leurs enfants (qui au passage sont si mignons, appliqués et rigolent ensemble dans cette cuisine impeccable) ? Pourquoi c’est pas pareil chez moi ? Pourquoi le jeu que j’ai passé une heure hier soir à préparer ne l’intéresse pas ? Pourquoi tant de cirque pour un repas que j’ai mis tant de cœur à préparer ? Pourquoi mon enfant fait-il des crises alors que j’ai l’impression d’avoir tout fait au mieux pour que tout se passe bien ? Pourquoi il n’y a que moi qui arrive à la dernière minute à mon rendez-vous car mon petit de 3 ans en a décidé autrement ?”

Pour éviter justement cette pression supplémentaire, rappelle-toi que tu n’es pas la seule et que tu es une super maman qui fait au mieux pour que tout se passe bien ! Je te donne quelques petites astuces pour t’aider à passer ces périodes le plus sereinement possible :

Profite des petites choses

Essaie de simplement profiter de la vie chaque jour. Apprends à voir les jolies choses (y’a des jours où il faut vraiment bien ouvrir les yeux, je te l’accorde). Profite des petits bonheurs, sans en attendre trop. Garde en tête que ton bonheur ne dépend pas des gens qui t’entourent ; il dépend de TOI seulement.

Prends du temps pour toi… — > texte issu d’un précédent article

Souvent, nous les mamans, nous faisons l’impasse sur ce point, mais c’est une très mauvaise idée. Il est important que dès le matin, tu prennes un peu de temps pour toi. En général, avec des enfants, c’est très difficile. Si c’est l’enfant qui nous réveille tous les matins, on se sent vite dépassé. 
Dès que tu peux, prends au moins 5 minutes (même 15) pour t’habiller et te préparer. Même si tu as prévu de rester à la maison, prépare-toi. Il est primordial que tu te sentes bien. Tu as le droit de prendre un instant POUR TOI. 

Une autre idée, qui aide à surmonter les journées plus difficiles et à embellir le quotidien : le matin, planifie une petite activité pour ta soirée, pour te ressourcer. Par exemple : pendre un bain, lire quelques pages d’un roman , bricoler, regarder un épisode d’une série, boire un bon thé ou cacao au coin du feu, faire un Rummikub avec ton mari, aller courir,… L’idée de la récompense qui t’attend te permet t’affronter ta journée de manière plus positive.

… et aussi pour les enfants > texte issu d’un précédent article

Surtout si tu es à la maison, prévois également du temps pour jouer avec ton enfant. Même 20 minutes (le matin et l’après-midi). Mais vis-les intensément. Pas de téléphone, pas de télé,… Tu peux même les insérer dans ton agenda les premiers temps afin de l’intégrer progressivement. 
Apprends à redevenir un enfant. Tu seras étonné(e) de découvrir l’imagination de ton bambin ! Saute avec lui dans sa piscine imaginaire, entre avec lui dans sa forêt magique, prenez un sac à dos et baladez-vous dans votre salon, arrêtez-vous faire votre pique-nique imaginaire sur un vieux tronc couché … imaginaire aussi ;-). Observez ces animaux rigolos et imitez-les !
Du temps pleinement consacré à l’enfant renforcera sa confiance en lui et la confiance qu’il a en toi et resserrera vos liens. Même si tes journées te paraissent déjà trop remplies, il faut trouver du temps pour lui et, dans la mesure du possible, bloquer ce temps afin que tu ne te laisses pas distraire pas la multitude de tâches qui t’attendent. Explique à ton enfant que tu es une maman, que tu as beaucoup de choses à faire pour que tout le monde puisse vivre en harmonie dans votre maison. Explique-lui aussi que tu prends du temps rien que pour lui. S’il demande trop ta présence, montre-lui sur l’horloge le temps qu’il a devant lui pour profiter entièrement de sa maman. Dis-lui qu’après ça, tu devras faire d’autres choses mais que tu auras bientôt à nouveau du temps à lui consacrer.
A la recherche d’une activité pour un toooout petit ? Clique ici.
A la recherche de pleiiiin d’idées d’activités ? Clique ici.

Crée un espace qui te réconfortera

Si pour te sentir bien dans ta vie tu as besoin d’un endroit cosy, range à fond, débarrasse-toi de ce qui ne te sert à rien (non, ça ne marche pas avec les gens qui vivent sous ton toit), refais ta déco ! Si tes enfants sont un peu plus grands, donne ou vends les jouets qui ne servent plus. Ne les entasse pas. Jette toutes les babioles en plastique et les jeux cassés qu’on ne peut pas réparer. Fais de la place, organise-toi de l’espace pour respirer et te sentir chez toi, chez vous. Quelques idées ici.

Instaure les règles de base de la maison et ne lâche pas

Si tu baisses les bras avec ton petit et qu’il se retrouve à mener sa vie à sa façon et avec ses propres règles, plus tard ce sera plus compliqué pour vous. Accroche-toi dès le début, apprends-lui les valeurs qui te semblent importantes, ne lâche pas. Aime-le, réconforte-le, mais reste le parent, celui qui pose un cadre et rappelle les limites.

Accepte la routine

Beaucoup de choses se répètent tous les jours avec le petits. Tous ces rituels peuvent parfois t’amener à penser que ta vie manque d’aventure et perd son côté palpitant (pourtant les enfants sont doués pour te donner des palpitations ! Genre ici quand elle a grimpé aux stores pour faire comme au Cirque), mais rappelle-toi qu’ils sont rassurants et essentiels pour l’enfant.

Sors et/ou joue avec lui

Tu es dans un jour sans… ? Sors prendre l’air en famille. Arrêtez-vous à un parc de jeu. Parle avec d’autres parents ou joue avec ton enfant.
Propose un jeu si l’ambiance le permet. Quelques idées ici.
Apprends-lui également à s’occuper un peu seul par petits moments. Ce sera des instants où tu pourras faire autre chose, tout en restant près de lui.

Identifie tes priorités

Ce qui est important dans TA vie, c’est quoi ? Prends le temps de réfléchir à ça. Garde à l’esprit que tu ne peux pas tout faire à la fois (tu ne peux pas être à 100% avec les enfants avec un salaire à 100%, un travail à 100%, avoir une maison 100% clean et un mari 100% content). Va falloir établir une pondération.
Le plus important, c’est de voir grandir tes enfants ? C’est plutôt de faire de ton mieux avec les enfants tout en t’assurant de ne pas mettre un frein à ta carrière ? C’est de partir vivre en famille à la montagne ? Réfléchis à ce qui est important pour toi et ta famille.
Si pour être bien, tu dois être plus souvent avec tes enfants, regarde si tu peux baisser ton taux d’activité. Les enfants ne sont pas petits pendant toute une vie : c’est une période de ta vie. On peut même faire des sacrifices momentanés (quelques années) pour leur accorder plus de temps ! Chaque parents a des besoins différents. Regarde ce qui est le mieux pour vous et donne-toi les moyens d’y parvenir.

Revois ton organisation

Si besoin, revois ton organisation pour te sentir mieux et moins débordée. Petit article à ce sujet par ici.

N’oublie pas le bonheur amené par les enfants

Si maintenant c’est difficile, rappelle-toi que tout peut changer très vite avec les enfants. Dans quelques minutes, ton enfant te montrera sûrement à quel point il peut être trop mignon. Parce que oui, les enfants c’est fatiguant, mais ils nous amènent tellement de bonheur ! Leurs sourires, leurs petites chansons, leurs phrases maladroites, leurs câlins,… remplissent notre estomac de papillons (comme le disait mon fils) !!

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NON MAIS DE TOUTE FAÇON, ON LE SAIT TOUTES : “LES ENFANTS, C’EST QUE DU BONHEUR !” mouarf mouarf !

NE T’OCCUPE PAS DE CE QUE DISENT OU FONT LES AUTRES ! PRENDS TOUTES LES BONNES CHOSES QUE LA VIE T’OFFRE (CHERCHE-LES UN PEU AU DÉBUT, HISTOIRE DE MIEUX LES RECONNAÎTRE) ET POUR LES PETITS TRACAS QUI ÉPUISENT, DIS-TOI QUE C’EST PASSAGER ET QUE D’AUTRES VIVENT LA MÊME CHOSE QUE TOI !

SUIS TES RÊVES, ILS CONNAISSENT LE CHEMIN.

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Mes débuts de vie de maman avec un bébé aux besoins intenses

Chaque bébé est différent et chaque maman ressent les choses à sa manière. Quoi qu’il en soit, devenir maman est une sacrée étape. Epuisante, surprenante mais tellement enrichissante. Toutefois, je pense que devenir maman d’un bébé aux besoins intenses (BABI), est un réel combat de survie 😉 (surtout quand on ne sait pas ce qu’est un BABI et que les gens autour de nous nous rappellent que tous les bébés pleurent et bougent et que c’est mieux ainsi) ! Je vais t’expliquer ci-après mon histoire. Enfin notre histoire…

Je vais te dévoiler mes débuts de vie de maman, plus particulièrement de ma relation avec mon bébé. Mon premier. Un bébé merveilleux, vraiment incroyable, mais un bébé aux besoins si intenses qu’il mange littéralement mon énergie. Mon bébé d’amour qui a 5 ans et demi maintenant 😉

Je ressens parfois le besoin d’écrire lorsqu’il faut que je sorte certaines choses qui m’empêchent d’avancer sereinement. Pour certains articles, comme celui-ci, j’aurais préféré déballer ce que j’ai sur le coeur de façon anonyme, mais je fais aujourd’hui le choix de le publier ici. Comme pour d’autres articles, peut-être que ce que j’écris aidera quelqu’un qui se retrouve dans la même situation que moi. Une maman en détresse qui ne sait pas encore ce qu’est un BABI et qui a pourtant un super modèle dans les bras, à longueur de journée. Parce que oui, un bébé aux besoins intenses est constamment dans les bras. C’est un bébé qu’on ne peut pas poser. Je pensais que ces pleurs interminables étaient dus à ma grossesse. Que les 9 mois de vomissements violents avaient fait souffrir mon bébé et qu’il devait exprimer son mal-être. Mais j’ai vécu une deuxième grossesse identique à la première au niveau des vomissements et ma puce a été un bébé tout à fait “standard” ou plutôt avec des besoins conformes aux besoins qu’on peut connaître ;-). L’avantage de commencer par le bébé le plus “difficile” est que la tâche nous paraît du coup trooop facile avec un second enfant 😉

Je ne suis pas médecin ni spécialiste des enfants mais je suis une maman. Une maman hypersensible attentive aux émotions de mes enfants. Et je veux retranscrire ici ce que j’ai pu vivre et ressentir avec mon fils. Je donne simplement MON avis et je suis consciente qu’il peut être bien différent de celui des autres mamans.

Comme on a l’habitude de beaucoup parler de nos sentiments à la maison, je vais m’adresser directement à toi mon petit chéri.

Quelque chose aurait déjà dû éveiller des soupçons en moi alors que tu n’étais encore pas né… Déjà dans mon ventre, jamais tu ne t’arrêtais une seconde ! Ce détail me surprenait déjà beaucoup pourtant… étrangement, je n’avais alors pas vu venir la suite ahah ! Dormir, tu n’avais pas encore le mode d’emploi…

DE LA NAISSANCE A 1 AN

Après 3 jours en salle d’accouchement, tu es arrivé. Tu es là. Enfin. Mon regard se plonge dans le tien. Je te serre dans mes bras, contre ma peau. Je te trouve magnifique. Je ne cesse de te regarder. Mon coeur bat à mille à l’heure. Ca y est, tu es enfin arrivé. Je t’ai tant attendu. Moment intense mais trop court car je dois te “rendre” à cause d’un problème de placenta. Après un laps de temps qui me paraît une éternité, je te retrouve enfin. Tu me cherches des yeux. Tu es beau. Tu es là et je t’aime déjà tellement. Jamais je n’oublierai notre rencontre. Ta naissance a changé ma vie. Une chose étrange traverse mon esprit à cet instant. Difficile à expliquer. Je t’attendais comme le petit bébé que j’allais protéger et j’ai vu dans tes yeux que TU étais ma force.

Sans te faire attendre, tu me fais tout de suite découvrir ta magnifique voix. Aigüe, stridente, inépuisable ! Le plus difficile commence à cet instant. Tu pleures sans arrêt. Rien ne parvient à t’apaiser. Mes bras de maman novice ne parviennent pas à te réconforter. Je me sens si impuissante. J’ai envie de te donner tout mon amour, te montrer que je suis là pour toi, que je ferai tout pour toi mais je n’y arrive pas. Tu pleures. Seul pendant les têtées tu fais une trêve. Et les têtées sont très rapides ! Tu me cherches toujours du regard. Après 5 jours d’hôpital sans dormir (+ 3 pour l’accouchement), je suis au bout du rouleau. Une nuit, les sages-femmes ont voulu me sauver en t’embarquant pendant 2 heures (avec le bébé de ma voisine de chambre), pour qu’on puisse dormir. Mais elles sont revenues en me disant que tu étais impossible à calmer et que tu avais probablement besoin de moi.

Nous rentrons enfin à la maison, impatients de te faire découvrir ton chez toi. De t’accueillir dans ton nid. Nous comprenons tout de suite que ça ne sera pas simple. JAMAIS nous n’arrivons à te coucher pour que tu dormes. Pas une fois. Nous devons te bercer jusqu’à ce que tu dormes profondément. Et pas n’importe comment car tu essaies toujours d’échapper à nos bras. Tu te tortilles tout le temps, d’où le surnom d'”asticot”. Nous devons te tenir fermement pour ne pas que tu “t’échappes” de nos bras et te bercer plusieurs heures chaque soir. Une fois que tu dors, nous n’arrivons pas à te poser dans ton lit. Au moment où nous retirons nos bras, tu nous fais entendre ta voix. Nous achetons le ballon de gymnastique pour sauver notre dos. Merci à papa. Papa est un héros. Vraiment. Il sauve toute la famille en te berçant des heures durant. Je pleure seule dans ma chambre, impuissante. Tu dors une heure ou deux et lorsque tu te réveilles, tout le manège recommence…

Nous faisons des kilomètres en voiture car tout le monde nous dit que ça fait dormir les bébés. Mais toi, jamais tu ne dors en voiture. Jamais. (La toute première fois, c’est à 18 mois, tu t’endors 10 minutes. Papa conduit. Nous sommes tellement émerveillés que je filme la scène. Mais tu te réveilles et hurles. Nous nous rendons compte rapidement que tu as 40 de fièvre. Double otite…). Tous les jours, je parcours des kilomètres en poussette, par n’importe quel temps. Parfois tu dors une demi-heure. Sitôt que le mouvement ralentit où cesse, tu pleures. Mes jambes marchent toutes seules, ma tête est dans une bulle. Je suis épuisée. Tu ne te sens pas bien dans l’écharpe de portage car pas assez libre de mouvement. Dans le Manduca, pareil. Tu as besoin de cette proximité avec nous mais tu nous repousses pour pouvoir explorer le monde. C’est difficile à expliquer. Tu fais ta première sieste de 30 minutes dans ton lit à 8 mois !

En résumé, soit tu manges, soit tu pleures. Mais jamais je ne me suis énervée une seule fois. Et c’est vraiment étrange car je ne suis pas du genre patiente. Je craque par contre. Je me cache et je pleure en silence. Si je ne m’énerve jamais, c’est parce que dans tes yeux, je vois ta détresse. Je la ressens depuis toujours. Je vois que tu ne pleures pas pour m’embêter et me pousser à bout mais parce que tu n’es pas bien. A 5 mois, à bout, notre pédiatre me dit qu’à partir de 6 mois tu devrais dormir au moins 6 heures sur 24. Je tiens grâce à ça. Je te souris toujours. Je te montre que je t’aime. Je veux que tu te sentes bien. Je veux que tu voies que moi aussi je suis bien. A 18h10, tous les soirs, papa prend le relai quand il rentre. La nuit aussi. Il est notre héros. Je ne suis là que pour les tétées. Il t’amène à moi et te recouche.

Tu as aussi un eczéma très sévère. Au sang. Nous faisons tout le nécessaire pour ça. Mais on me dit que l’eczéma est émotionnel… Et je me sens coupable de ne pas réussir à t’aider.

Avant 1 an, tu ris très peu et je pense qu’au fond, c’est ce qui me fragilise le plus. Je me remets beaucoup en questions. J’ai peur d’avoir mis au monde un bébé malheureux.

Tu as toujours besoin d’apprendre des choses. De regarder, d’écouter. A six mois, je me souviens être arrivée chez ma maman, t’avoir posé et être partie pleurer chez elle, d’épuisement. Et je lui ai dit : aujourd’hui encore, je ne sais plus quel livre lui lire, quelle histoire lui raconter ni quoi lui apprendre… Je te stimule beaucoup MAIS (et ceci n’est que mon avis de maman), je le sens très fortement au fond de moi que je DOIS le faire car tu en as besoin. Avec tes gestes et tes regards, tu te fais bien comprendre. Tu as continuellement envie d’apprendre et de découvrir. Et j’insiste là-dessus. Je ne veux pas faire de toi un génie. Je veux simplement répondre à ta demande, à ta soif d’apprendre.

Mais je culpabilise énormément. On me dit d’arrêter d’allaiter. Que tu pleures parce que tu as faim. Pourtant tu as un poids tout à fait correct. On me dit également qu’une maman stressée donne son stress au bébé. On me dit qu’un enfant ne doit pas être sur-stimulé,… en gros je me sens nulle car je ne te rends pas heureux et pire, j’ai l’impression que ton mal-être pourrait venir de moi.

Tu es toujours épuisé. Tes yeux sont gonflés par tes pleurs. Mais tu n’arrives pas à trouver le sommeil seul. Je ressens les choses comme ça. Tu as un énorme manque de sommeil mais tu n’arrives pas à le trouver seul. J’essaie très souvent de te faire des massages. Tout est fait dans les règles de l’art pourtant. Mais tu ne tiens pas une seconde. Tu pars. Même nourrisson. Tu arrives à partir. Tu ne supportes pas les massages. J’essaie de te créer beaucoup des moments de calme, je fais tout ce que je peux pour t’aider à trouver le sommeil mais à part de longues promenades en poussettes (où tu finis par t’endormir une demi-heure), je n’y arrive pas. Tu ne supportes pas les transats, relax et autres. Il faut qu’on te prenne dans nos bras, en position debout et qu’on marche, tout en te parlant. Ne jamais s’arrêter de marcher. Tu observes tout. Tu aimes qu’on t’explique tout et tu en redemandes dès qu’on ne parle plus.

Autre particularité, on ne peut pas te mettre assis sur nos genoux. Tu sautes pour t’échapper. Tu n’es jamais resté 5 secondes sur les genoux de personne. Les sorties, les restaurant, les rendez-vous chez le médecin… tout ça c’est fini. Impossible avec toi ahahah ! Les contrôles chez la pédiatre se font avec papa toujours. Il te prend dans ses bras au fond de la pièce pendant que tu pleures pour que je puisse écouter les instructions 😉

Voilà, c’est le côté pas trop joyeux de tes premiers mois de vie. Tu nous apportes pourtant tellement de bonheur. Mais ton mal-être me faisait tant souffrir.

Par contre, dès 8 mois, tu sais nous dire : je t’aime. Tu fais un son très précis, avec un geste précis. Celui que je t’ai toujours fait, tout le temps. Et ça, ça vaut tout l’or du monde. C’est magique. D’autant plus que tu n’es pas avare de “je t’aime”.

DES 1 AN

A un an pile poil, tout à changé ! Tu marches (enfin tu cours) et tu es heureux ! Vraiment, à partir du moment où tu fais tes premiers pas, tu es souriant, rieur, heureux quoi. Tu nous fais des gags à longueur de journée. Tu es toujours hyperactif c’est clair, mais hyperactif HEUREUX !

Ce qui (selon moi toujours) caractérise ce côté vraiment “actif”, c’est que tu gigotes toujours. Quand je dis “toujours”, je pense “toujours”. C’est même pas que tu as beaucoup de périodes dans la journées où tu es très actif, comme la plupart des enfants, mais c’est TOUT le temps ! Tu parles tellement vite que tu me dis parfois que tu ne te comprends pas tellement tu parles vite. Jamais tu ne marches. Tu cours. Jusqu’à presque 5 ans, tu te déplaces uniquement sur la pointes des pieds, malgré tous nos exercices. Tous les jours, plusieurs fois par jour, tu tombes constamment (en marchant, de ta chaise, du canapé, …). Tu veux t’asseoir, tu loupes la chaise. Si tu ne renverses pas ton verre une journée, je suis étonnée, ahah ! Tu te tortilles tout le temps, tu te cognes, tu bouscules les autres sans le vouloir, tu as “mangé” plusieurs fois des baies vitrées de façon spectaculaire. Très souvent, même sur une longue ligne droite, sans encombre, tu tombes tout à coup. Tu te jettes sur le canapé et te secoues dans tous les sens comme un chien mouillé, très souvent. A 3 ans, une fois comme une autre, tu te jettes à terre, sans raison… ce qui nous vaut 4 heures aux urgences pour ta main cassée… Ce sont des choses que tous les enfants font, mais pas de manière aussi répétée. Par contre, dès 5 ans, tu as de plus en plus de moments où tu arrives à te concentrer et à rester calme.

Avant 5 ans, grande difficulté pour t’habiller. Quand on t’aide, on te met une chaussette et au moment de passer à l’autre chaussette, tu nous tends le pied déjà habillé. 3 fois sur 4 😉 . Mettre tes vêtements seul te paraît insurmontable. Parfois, le soir, en enlevant ton pull nous découvrons que tu as encore ton pyjama dessous.

Tu préfères toujours renoncer à la tâche si tu sais qu’elle sera un peu difficile pour toi. Tu as peur de réaliser que tu n’arriveras pas à le faire et d’être déçu de toi.

Manger avec une fourchette te demande des efforts surhumain 😉 Tu manges vite, avec tes mains.

Le plus grand conflit que tu as avec moi, c’est que tu es très brusque et tu casses tout. Surtout les jouets. Si je te donne deux bonhommes, tu ne vas pas les faire communiquer mais tu vas taper un contre l’autre. Et j’ai du mal avec ça car j’ai un caractère très respectueux de tout.

Tu es bruyant. Oh que oui ! Tu parles tout le temps, même tout seul et surtout très fort. Tu parles en chantant, tu “meumeumes”. Bref, si je n’entends rien, c’est que quelque chose ne tourne pas rond.

Jouer seul ? Une punition pour toi.

Tu n’as jamais joué avec une petite voiture. Tu n’y vois aucun intérêt. Les jouets, tu les prends et tu cours avec. Et les grandes voitures, pour t’asseoir dessus, c’est pareil. Tu n’as pas le temps de t’asseoir 😉 La première fois que tu t’es assis dessus tu avais presque 5 ans. Les trottinettes, draisiennes, c’est pareil. Tu n’as jamais voulu essayer. Vers 5 ans et demi tu essaies quand même la trottinette, genre 2 fois 😉 Par contre, paradoxalement, vers 3,5 ans tu te prends de passion pour les perles à repasser et tu les fais avec beaucoup d’application. Pareil pour les Lego. A 4 ans, tu construits entièrement seul des boîtes dès 8 ans. Quand quelque chose te passionne, tu t’investis et arrives à te concentrer.

De 8 mois (quatre pattes) à 4 ans, si on a le malheur de te lâcher une seconde, tu fuis. Tu pars. Loin. Sans te retourner. Ne plus nous voir ? Ça t’est complètement égal ! Dans les magasins, tu sors. Les manifestations tournent au désastre à chaque fois. Tu ne regardes pas derrière pour voir si on te suit. Tu files.

Je t’adore. Tu es mythique. C’est pas très sympa tout ce que je raconte là ;-), mais voilà, c’est ton côté un peu excité et maladroit.

Par contre, dès 1 an, tu dors bien ! Tu t’endors trèèèèès tard mais tu ne pleures pas. Et la journée tu fais la sieste sans souci. Une petite sieste le matin et une sieste l’après-midi. Tu n’es pas non plus un grand dormeur mais tu es super. Tu sais t’endormir seul (très tard mais seul) et tu n’appelles plus la nuit.

Mais tu n’es pas que ça 😉 Oooh que non ! Jamais je ne te définirais uniquement par ton côté hyperactif maladroit. Tu es bien plus que ça. Tu es merveilleux et tu es, parallèlement à tout ce je que j’ai pu expliquer ici, un enfant incroyable, vraiment passionnant ! En quelques mots :

Au premier regard, à l’hôpital, j’ai vu que tu étais intelligent. C’est étrange. Mais je l’ai su. Je ne l’oublierai jamais.

Quelques exemples (je dois avoir une vidéo de chacune de ces étapes). J’ai tout noté.

  • A 8 mois, tu dis très souvent je t’aime, à ta manière. Tu comprends très bien les émotions déjà.
  • 18 mois, tu connais parfaitement les couleurs. Même les couleurs plus compliquées.
  • Avant tes 2 ans, tu connais chaque lettre, dans plusieurs styles d’écritures différents. Tu aimes lire à haute voix les grilles de mots cachés dans les journaux. Tu les reconnais du tac au tac et les prononces.
  • Un peu avant tes 2 ans, je t’achète une boîte avec des lettres aimantées. Je n’ose pas te les laisser de peur que tu les mettes à la bouche. Je te montre les lettres et tu en colles sur le tableau. Le lendemain matin, au réveil, tu réclames la boîte. Et là, tu prends toutes les lettres de ton nom et tu les colles sur le tableau, dans l’ordre. Je suis tombée parterre car ton nom est écrit nulle part dans la maison et on ne te l’a pas montré. Mais tu sais l’épeler depuis longtemps alors tu as juste cherché dans le bac les lettres que tu avais l’habitude d’épeler pour ton nom.
  • Avant 2 ans, tu sais tous les chiffres jusqu’à 13, facilement. Tu les reconnais très vite.
  • A 2 ans et un mois, ton grand-papa montre sur ses doigts : 1, 2, 3, 4 et 5. Tu reconnais très facilement les chiffres. Alors pour corser la chose, il te montre ses deux indexes, un à côté de l’autre… et là tu cries : ONZE !!
  • Un peu avant tes 3 ans, tu sais lire plein de petits mots simples (bio, Coop, Migros, bibi, papa, maman, tata…). Tu écris des mots dans ton assiette, avec du riz et des frites, ahahah ! Genre : titi, tata,…
  • Un peu avant 3 ans je jouais au jeu de l’oie avec toi et une amie m’a fait remarquer que c’était étrange comme tu ne réfléchissais pas une seule seconde pour compter les points sur le dé. Je ne t’avais jamais montré un dé et je n’ai pas remarqué. Mais tu as tout de suite “vu” le nombre de points. Sans devoir le calculer.
  • A 3 ans tout juste, tu inventes des spectacles où tu récites l’alphabet en “i” par exemple : i – bi – ci – di – i – if – ji… Tu essaies également de réciter l’alphabet à l’envers. Tu connais l’alphabet sur le bout des doigts mais tu oublies parfois le “i”.
  • A 3 ans tout juste, tu comptes jusqu’à 29 mais tu oublies parfois le 16. Tu arrives facilement à compter jusqu’à 100 mais on doit te rappeler les 30-40-50,… Tu comptes aisément à l’envers aussi. Tu connais aussi beaucoup de drapeaux.
  • A 3 ans, tu nous appelles souvent entre 22h et 23h pour qu’on t’explique comment fonctionne l’électricité, comment fonctionne une pompe à chaleur, pour qu’on te parle du système solaire. A 4 ans, tu nous appelles pour demander si 4×4 ça fait bien 16. Tu apprends à calculer tout seul. Tes premières additions tu les as trouvé tout seul, en regardant l’horloge du salon.
  • A 3,5 ans, au souper, d’un coup, tu t’écries : « A, E, I, O, U, Y ! Je sais les voyelles ! ». Ta soeur l’a su avant ses 3 ans mais elle t’entendait le répéter 😉
  • A 3,5 ans, tu te passionnes pour les additions.
  • A 4 ans, tu épelles énormément de mots à une vitesse hallucinante.
  • A tout juste 4 ans, on joue à “Qui est-ce ?” et au lieu de me montrer la carte, tu me dis les noms des personnages. Tu les lis tout seul, sans qu’on les dise.
  • Quand tu as commencé l’école, à tout juste 5 ans, tu t’es vite désintéressé de tout ça. Mais je pense que c’est un passage. Après 6 mois d’école, pendant lesquels tu n’as plus rien eu envie d’apprendre, tu as recommencé à lire et tu es capable de lire n’importe quelle phrase.

Bref, j’ai mille exemples comme ça 😉 C’est pas que tu fais des choses de fou, mais c’est que je pense que ton intérêt pour les lettres et les chiffres n’est pas complètement étranger à ce côté surexcité et maladroit. Tu as toutefois beaucoup de mal à te concentrer. Par contre, c’est vrai que je t’explique beaucoup les choses en général mais tu n’apprends que lorsque TU as décidé. Tu apprends généralement tout seul et pose des questions lorsque tu te sens limité. Parfois, tu es pénible tellement tu épelles tout ce que tu entends et ensuite, pendant 6 mois, tu n’as plus du tout envie d’épeler quoi que ce soit. entre 1 an et presque 5 ans, on ne t’a jamais vu “fatigué”. Toujours actif. Tes bras et tes jambes vont dans tous les sens. Tout le temps. Tu peines à contrôler tes mouvements, d’où cette maladresse. 

Parallèlement, tu es également un enfant ultra sociable et toujours de bonne humeur ! Depuis toujours, tu cherches en permanence le contact avec les adultes. Tu aimes avoir beaucoup de monde autour de toi. Tu aimes les fêtes. Tu aimes voir les gens heureux. Tu n’es de loin pas timide ou introverti. Se balader avec toi un un vrai bonheur. La vie en général avec toi est un bonheur. On fait des rencontres merveilleuses grâce à toi. Tu rends les gens autour de toi heureux. Depuis toujours, tu es particulièrement avenant et soucieux du bonheur des autres. Tu défends toujours les autres. Tu es poli et gentil. Tu t’occupes des plus petits de la même manière qu’un adulte le ferait. Au premier coup d’oeil, tu sais si l’enfant est assez petit pour enlever tous les petites objets qu’il pourrait ingérer, tu adaptes la rapidité de ton langage et choisis tes mots pour être compris, tu fais de gros efforts pour ne pas être brusque envers le petit enfant,…

Je pense que ce côté intéressé par les choses (l’écriture, les mathématiques, le cosmos, la vie et la mort, le corps humain, les relations sociales,…) est étroitement lié à ton côté hyperactif.

En bref, avec le temps, je finis par “apprivoiser” ce côté hyperactif, même si j’ai encore beaucoup de mal. J’espère qu’on pourra t’aider car comme tu le dis souvent, tu aimerais pouvoir gérer cette hyperactivité pour te sentir mieux. Par contre, pour tout le reste, j’espère que tu resteras toujours comme tu es ! Tu es un véritable rayon de soleil ! Tu illumines nos vies. Je t’aime tellement.

Maman

Quoi qu’il en soit, je me plains parce que c’est pour moi difficile à gérer, surtout épuisant et je me sens souvent complètement démunie mais je me rends bien compte à quel point j’ai de la chance d’avoir deux enfants en excellente santé ! Une chance inestimable.

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Le ballon de gymnastique pour endormir bébé

Si comme moi vous avez un adorable petit Ouistiti qui ne cesse de pleurer, que vous êtes fatiguée physiquement et psychologiquement et vous culpabilisez fortement de ne pas réussir à comprendre les messages qu’il vous envoie, …. Eh bien je ne peux malheureusement pas vous donner la solution miracle ! 🙁 Par contre, je peux vous rassurer en vous affirmant que normalement tout ça va se calmer un jour 🙂 Dès que mon bébé a eu un petit peu de liberté dans ses mouvements (vers 5 mois sauf erreur, lorsqu’il a su se retourner seul), les pleurs se sont très gentiment estompés jusqu’à disparaître – la nuit (seulement la nuit. La journée ça a été bcp plus long). Courage !

Porter son petit pratiquement toute la journée est très fatiguant. Certains bébés ne se sente en sécurité que lorsqu’ils sont blottis contre leurs parents. Alors quand vient le soir et qu’il faut le bercer pendant plusieurs heures encore pour l’endormir, vos nerfs peuvent lâcher et vous vous retrouvez parfois à pleurer avec lui.

Alors voici un conseil de notre pédiatre qui nous a énormément soulagés. Le ballon de gymnastique ! Dans la chambre de bébé, au calme, nous nous asseyions sur le ballon et au lieu de le bercer à la seule force des bras, nous faisions de petits mouvements de haut en bas sur le ballon. C’est relaxant pour le parent et le mouvement régulier et rapide aide à calmer bébé.

Il nous a été d’une précieuse aide pendant quelques mois et nous avons maintenant pu le dégonfler! Plus besoin 😉 Bébé se couche rassuré de savoir que nous sommes là s’il en a besoin et s’endort rapidement.