Et si ce n’était pas dans ta tête ?
Pendant longtemps (toute ma vie même), j’ai pensé que le problème était dans ma tête.
Je pensais trop.
Je ruminais.
J’anticipais.
J’avais peur du regard des autres.
Je me dévalorisais.
Je cherchais à comprendre, à contrôler, à prévoir.
J’étais hyper-vigilante. J’avais même beaucoup d’anxiété et des crises d’angoisse.
Je courais partout et ensuite je m’écroulais sous la fatigue. Mais ma tête me forçait à continuer.
Et comme beaucoup de personnes, j’ai essayé de travailler sur mes pensées. Sur mes douleurs chroniques. Sur mes peurs… Mais rien ne changeait sur le long terme.
Puis, il en 2023, à 38 ans, un truc de fou s’est produit.
Un matin, je me suis réveillée après avoir dormi profondément — ce qui était extrêmement rare pour moi — et mon corps était différent.
Pas « un peu plus détendu ». Carrément différent.
J’inspirais et c’était agréable. J’expirais et c’était agréable
J’avais l’impression que quelque chose de doux circulait librement dans mon corps. Comme si je n’étais plus crispée en permanence sans même m’en rendre compte.
J’avais envie de rire et de pleurer en même temps.
Je me sentais incroyablement bien.
Puis je me suis regardée dans un miroir.
Et j’ai eu une sensation très étrange : j’avais l’impression de me voir pour la première fois.
Sans avoir décidé de changer quoi que ce soit, il s’était passé quelque chose que je ne savais pas expliquer.
Je ne me détestais plus.
Mêmes mes douleurs chroniques s’étaient envolées.
Je n’avais plus peur du regard des autres.
La peur du jugement semblait loin derrière moi.
Et quelques heures plus tard, j’ai réalisé quelque chose d’encore plus surprenant : ma tête était calme. Genre vraiment calme.
Les ruminations avaient quasi complètement disparu.
Tout semblait plus lent. J’avais de la place dans ma tête pour créer. Pour réfléchir.
Ma tête n’était plus envahie par toutes sortes de pensées.
Mais je n’étais pas moins efficace. Au contraire.
C’était comme si j’avais enfin quitté une sorte d’accélération permanente dont je n’avais même pas conscience.
C’est plus tard que j’ai découvert la régulation du système nerveux.
Après avoir passé des semaines à essayer de comprendre.
J’ai compris pourquoi toutes ces années à essayer de raisonner ma tête ont été aussi inefficaces.
C’est à travers le corps que ça se passe.
En amenant de la sécurité dans mon corps toutes les choses suivantes ont pu être canalisées.
L’hypervigilance.
La tension.
L’anticipation.
La difficulté à ralentir.
La rumination.
La sensation de devoir constamment gérer quelque chose.
C’était exactement moi, avant.
Pour la première fois, j’ai pu mettre des mots sur quelque chose que j’avais vécu physiquement.
Depuis ce jour, cet état est resté. Je revis littéralement.
Mon corps s’est profondément apaisé, et ma façon de vivre et de PENSER a changé avec lui.
Et cette expérience a complètement changé ma manière de comprendre la régulation du système nerveux.
Pas seulement mon anxiété, mes ruminations, mon stress…. mais aussi ma perception du monde, des autres a complètement changé en même temps. Sans que je ne travaille sur mon mental !
J’ai découvert une nouvelle moi que je ne connaissais pas du tout. C’était à la fois déstabilisant, fascinant et tellement réconfortant.
Après ces découvertes, j’ai pu dérouler le fil de tout ce que j’avais mis en place, sans le faire dans le but de me réguler (car je ne connaissais pas ça encore), les mois précédant la bascule. J’ai pris des notes, j’ai fait beaucoup de recherches. J’ai lu énormément. J’ai suivi des formations.
Dans cette même période, j’ai découvert Eckhart Tolle
Et c’est là qu’une question inattendue m’est venue.
En lisant Eckhart Tolle, la plupart des descriptions de l’expérience humaine me parlaient énormément.
Il parle de cette identification permanente aux pensées, de cette difficulté à être simplement présent, de ce moment où quelque chose se détache du flot mental.
Il décrit une bascule très profonde dans son propre vécu.
Et je me suis demandée : et si nous étions parfois en train de décrire des expériences similaires avec des langages différents ?
Lui avec le langage de la conscience.
Moi avec le langage du corps et du système nerveux.
Attention : je ne prétends pas savoir ce qui s’est passé physiologiquement pour Eckhart Tolle.
Je ne peux pas dire : « Eckhart Tolle a vécu une régulation de son système nerveux. »
Je n’en sais rien.
Et je ne pense pas qu’il soit nécessaire de le savoir.
Ce qui m’intéresse beaucoup plus, c’est la question.
Car son expérience, dans le fond, me fait carrément penser à la mienne. C’est comme si son système nerveux avait vécu quelque chose de similaire au mien. Lui nous explique merveilleusement bien ce qui se passe au niveau de la pensée et de la conscience…
Tout ça, je l’ai vécu, sans pour autant travailler sur mes pensées. C’est fou !
De mon côté, je suis absolument persuadée que cela est venue du corps (pour moi du moins…. parce que je ne peux pas parler pour lui ahah) … et ensuite tout ce qu’il a décrit est venu se mettre en place naturellement, en même temps, quand le corps a lâché l’alerte. C’est pour moi clairement la conséquence d’un corps qui s’apaise.
Est-ce que le corps peut changer notre façon de penser ?
Avant mon expérience, j’aurais probablement imaginé que ça fonctionnait principalement dans l’autre sens.
Je pensais : je change mes pensées, j’analyse, je me force à penser plus positif → je me sens mieux.
Aujourd’hui, ma vision à totalement changé.
Pour moi, c’est certain : quand le corps se sent davantage en sécurité → l’esprit n’a plus besoin d’être constamment en alerte → les pensées changent.
Dans une bien plus petite mesure, il est possible qu’à d’autres moments, ce soit l’inverse.
Une pensée apaise le corps.
Une compréhension change notre perception.
Une expérience corporelle modifie notre manière de penser.
Le corps et l’esprit ne sont pas deux endroits séparés.
On doit apprendre au corps à se sentir en sécurité. Le reste suit.
C’est devenu une évidence très intime pour moi.
Je sais maintenant quelque chose que je n’imaginais même pas avant : le changement est possible.
Pas forcément de la manière dont il s’est produit pour moi.
Pas forcément du jour au lendemain.
Pas forcément avec la même intensité.
Mais un système qui a passé des années (voire une vie entière) à fonctionner dans l’alerte peut apprendre autre chose.
Il peut découvrir progressivement davantage de sécurité, de repos, de fluidité.
C’est justement ce qui me passionne dans la régulation du système nerveux
On ne peut pas forcer notre corps à se sentir en sécurité. Mais on peut apprendre à lui offrir de plus en plus d’expériences qui vont dans cette direction.
Je ne sais pas si on peut tous vivre une bascule comme celle que j’ai vécue. Mais je sais qu’on peut travailler sur nous progressivement pour pouvoir se diriger vers ce sentiment d’incroyable liberté que je connais enfin.
C’est pour cette raison que j’ai mis toute mon énergie et tout mon cœur dans cette formation. Après cette formation de plusieurs heures, tu ne seras pas régulé(e) mais tu auras toutes les clés dont tu as besoin pour commencer le travail chez toi. Sur plusieurs mois, je serai là pour te soutenir via l’envoi de petits mots pour te soutenir dans ta progression.
Je refuse aujourd’hui de croire que nous sommes condamnés à rester exactement comme nous sommes. On ne devrait pas avoir à souffrir comme ça.
Et c’est peut-être ça, finalement, que mon expérience m’a offert de plus précieux : la possibilité de croire que le changement peut commencer dans des endroits que nous n’avions jamais pensé à regarder.
Jamais de ma vie j’aurais pensé à ce moment-là qu’il était possible qu’un jour je puisse changer ce que je croyais être « ma personnalité » !
Si tu te reconnais dans tout ça (pas besoin d’avoir vécu la même vie que moi ahaha !)… si toi aussi tu sens que ton quotidien est difficile à gérer… que tu as de la peine à calmer ta tête, à ralentir… ou si au contraire tu as de la peine à te motiver, à trouver de l’énergie (parfois les deux situations dans la même journée), je suis là pour toi.
Si tu veux en savoir plus, clique sur la vidéo 😉










