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Pourquoi allaiter ?

J’ai allaité mes deux enfants et je ne le regrette pas du tout ! Je tiens clairement à faire savoir que ce n’est pas parce que j’ai allaité que je juge les mamans qui donnent le biberon ! Bien au contraire, pour moi :

allaitement ou biberon, peu importe ton choix, l’important est que bébé grandisse dans les bras d’une maman épanouie et aimante !

Dès que je suis tombée enceinte, j’ai eu envie d’allaiter. Peut-être que je me suis dit que mes petits nénés tout rikikis allaient enfin avoir une raison d’être ! 😉 Non, sérieusement, je ne sais pas pourquoi exactement, mais pour moi c’était une évidence… Il fallait que je le fasse.

Sein ou biberon, il y a de nombreux avantages des deux côtés ! Si tu es motivée à allaiter mais que tu cherches à être confortée dans ton choix, je te donne ici les quelques raisons qui m’ont poussée à le faire :

 

  1. Le lait maternel est ce qu’il y a de mieux pour le bébé : On le lit partout. Je me dis souvent que la nature est bien faite. Donc si je suis prévue pour cela, autant le faire. Le lait maternel contient tout ce dont bébé a besoin dans ses premiers mois de vie. Comme toutes les mamans, je veux ce qu’il y a de mieux pour mes enfants. (Si tu changes d’avis et que tu passes au biberon, on est bien d’accord que le bébé grandira tout aussi bien ! Pas de panique ! 😉 ).
  2. Du lait à volonté : On ne se retrouve jamais en manque de lait. Même en panne sur l’autoroute ! En cas de sortie inopinée, pas besoin de prévoir de l’eau, de la poudre,…
  3. La nuit, ça fatigue…. ahah oui je mets ça dans les arguments POUR car ça aide à dormir du coup 😉
  4. Beaucoup parlent d’un sentiment de proximité puissant avec bébé. Chaque têtée est un câlin. Je dois avouer pour ce point, que donner un biberon me procure tout autant ce sentiment de proximité… Mais je dois être un cas à part 😉
  5. On se sent utile quand bébé arrive à 4 voire 6 mois et qu’on constate que rien d’autre que nous ne l’a nourri 😉
  6. Allaiter c’est gratuit. Ok, il faut prévoir des soutiens-gorge d’allaitement et des coussinets. Mais ça se récupère pour un second enfant. Sinon c’est gratuit et buffet à volonté ! Quand on compare au prix du lait en poudre…
  7. L’initiation au goût : ce n’est peut-être pas ce point seul qui va faire pencher la balance, mais quand on sait que le goût du lait est modifié suivant les aliments que l’on a consommé, peut-être bébé s’habitue plus vite aux différentes saveurs.
  8. Ca nous force à bien manger. Si tu as l’habitude de manger un peu n’importe comment, peut-être que tu feras plus d’efforts en sachant que tout ce que tu ingurgites se retrouvera en petite quantité dans le lait. Si tu manges déjà sainement, ça te poussera à ne pas te laisser aller… car oui, un bébé demande du temps, de l’énergie…. et nous, les mamans, avons souvent tendance à nous occuper de ce qui est bon pour bébé et de nous négliger faute de temps. Je ne sais pas si toi aussi, mais à force de préparer tous les fruits pour le goûter des enfants et tous les légumes pour le dîner et souper (et ce, 365 jours par an…), j’ai l’impression de manger largement mes 5 fruits et légumes par jour. Alors que souvent je réfléchis un peu et me dis que oui, les légumes, c’est ok, mais les fruits ?! Hum… en fait je les prépare… je les donne…. et je m’oublie….! Je bois un verre d’eau et mange 2 biscuits tout en donnant la cuillère au bébé, sermonnant le grand pour qu’il reste assis et finisse ses fruits,… Ensuite, je débarrasse la table, lave un coup les bouches et les mains, change le bébé, occupe le grand, nettoie la table, fais la vaisselle, passe l’aspirateur sous la table, …. Bon ben du coup pour les fruits on repassera….
  9. Les anticorps présents dans le lait aident bébé à se remettre plus facilement en cas maladie. Pour moi ça a été le point capital. Pour mes deux enfants, j’ai tenu à ce qu’ils soient allaités durant leur premier hiver. Une fois l’hiver passé, j’ai pu réfléchir au sevrage sereinement.
  10. Zero bibi à laver ! mais non on est pas flemmardes… mais bon !

Après, c’est vrai, il y a quelques inconvénients aussi auxquels il vaut mieux être préparée (mais ce sont des détails) :

  1. Allaiter ça fait mal… au début. Mais si tu as envie, sache que ce n’est qu’un passage. J’ai fait un article à ce sujet, s’il t’intéresse 😉
  2. Il faut se farcir les soutiens-gorge d’allaitement…. Si tu as prévu d’allaiter juste quelques mois au début, ça va…. mais au bout d’un certains temps, tu n’attends plus que de les brûler ! 😉 … et la nuit, tu te les farcis la même chose !
  3. OSER allaiter en public : opération difficile pour un premier bébé. Ce n’est pas donné à tout le monde. Mais ce n’est pas nécessaire non plus. Il y a toujours des solutions. Pour le deuxième, la gêne se dissipe quelque peu 😉
  4. Un bébé, ça pleure (bon j’ai pu constater avec le deuxième modèle que certains ne pleurent pas beaucoup… contrairement au premier modèle !)! Tiens donc…. Mais quand on allaite, chaque fois que bébé pleure, on a droit à la remarque : tu ne crois pas qu’il a faim ?  Et là où c’est un problème, c’est qu’au début, avant de bien connaître ton bébé donc, tu te poses aussi cette question ! Et ça te travaille beaucoup !
  5. Allaiter donne faim mais brûle aussi beaucoup de calories. J’ai dû, tous les soirs (les 5 premiers mois), manger quelque chose de bien costaud juste avant la nuit sinon je devais constamment me lever pour aller manger. Et la journée ! Misère… ! 2 assiettes à la fois ! 😉 Vers les 6 mois du bébé, la faim devient nettement moins imposante.
  6. Pour moi, allaiter crée tout de même une dépendance. Je suis très très nulle pour confier mes enfants… je n’y arrive pas. Je m’ennuie dès qu’ils ne sont plus sous mon nez…. Mais l’allaitement renforce cet état de dépendance : je ne peux pas le confier, il doit être avec moi pour manger. La nuit aussi, il faut être là pour bébé. Tous les jours ! Parce que c’est bien beau de dire qu’on peut tirer le lait et papa le donne la nuit…. Celles qui ont le courage de faire ça le soir méritent une médaille. Quand tu as bébé pendu au néné jour et nuit (les premiers mois du moins), je t’assure que tu n’as pas la monstre envie d’aller te plugger un tire-lait et recommencer le manège…

 

 

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L’allaitement : ce que j’ai envie de vous dire à vous qui voulez vous lancer !

Loin de moi l’idée de vous donner des conseils ou autres… mais voilà, j’allaite mon deuxième enfant et depuis longtemps, je me dis qu’il faudrait expliquer clairement aux futures mamans ce que c’est la réalité d’un allaitement 😉 ! Qui n’a pas déjà lu 12 articles qui expliquent à quel point l’allaitement est merveilleux, facile, pratique et à quel point vous vivrez des moments inoubliables avec bébé ? Alors oui, tout cela est vrai… mais pas forcément au début !! Souvent les débuts sont difficiles et déroutants et il faut le savoir ! Vous ne réussissez pas tout de suite ?  c’est normal ! Vous pensez que vous n’êtes pas capable d’allaiter ? C’est normal ! Mais vous en avez envie ? Alors ne baissez pas les bras, accrochez-vous ! Vous n’en ressortirez que plus heureuse car ça en vaut vraiment la peine.

Si vous me lisez, c’est que vous avez ENVIE d’allaiter ou que vous en êtes aux débuts et que vous cherchez du réconfort ;-). Le but de mon article n’est en aucun cas de prôner l’allaitement, et encore moins de le désacraliser. Simplement de dire haut et fort ce qu’il en est. Pour moi, chacun est libre et le plus important est de ne surtout pas se forcer !

Une ancienne collègue, que je considère un peu comme une seconde grande soeur, m’a dit un jour (alors que j’étais ronde comme un ballon) : “allaiter c’est teeeeeellement formidable ! Mais t’imagines pas ce que c’est horrible au début !”. Ben elle ne le sait peut-être pas mais cette petite phrase m’a permise de m’accrocher et de combler de bonheur ma petite vie de maman. J’ai fait ce que j’avais envie de faire, sans abandonner  pendant les moments difficiles du début car je savais que le départ n’était pas tout rose ! Merci Mélanie ! Et c’est exactement le but de tout ce blabla ci-dessous : vous faire résister au démarrage tumultueux pour vous faire vivre une épopée merveilleuse !

Allaitement ou biberon, peu importe votre choix, l’important est que bébé grandisse dans les bras d’une maman épanouie et aimante !

J’ai eu la chance de pouvoir arrêter mon travail pour me consacrer à 100% à ma famille. Du coup, sans le stress de la reprise du job, il était pour moi évident que je devais allaiter. L’allaitement est une merveilleuse aventure qui commence parfois sur les chapeaux de roues mais qui nous comble de bonheur lorsqu’on arrive à le mener à bien.

Les passages difficiles

Loin de moi l’idée de vous en dégoûter ! Mais je souhaite vous faire part des étapes difficiles (ou du moins pas trop évidentes) que j’ai traversées pour vous prouver ensuite que tout cela est momentané et que vous n’êtes pas la seule, même si pas grand monde n’en parle 😉 Rappelez-vous : la plupart des vrais inconvénients passent au bout de quelques jours ou au pire de quelques semaines ! On ne va pas rentrer dans les détails scientifiques que vous trouverez sur d’autres sites, mais on se concentrera plutôt sur notre ressenti de maman ;-).

  1. A la maternité : difficile de sortir son sein les premiers jours alors qu’on n’est pas forcément en grande forme (même carrément pas parfois) et que de surcroît il faut faire face à  32 visites par heure (et souvent des personnes qui ne comprennent pas les raisons de notre choix). Déjà, on est maladroite comme pas possible avec ce tout petit minouchon qu’on ne sait pas comment tenir et on a l’impression que toutes nos visites feraient nettement mieux que nous… N’ayez pas peur d’être jugée ! Les personnes qui ont allaité comprendront parfaitement. Pour les autres personnes qui vous conseillent, avant d’avoir commencé, d’arrêter tout ça, ne vous faites pas de bile, c’est simplement qu’elles n’ont pas eu la même envie que vous et n’arrivent donc pas à comprendre votre détermination. Ne vous braquez pas et ne vous énervez pas non plus. Elles finiront par accepter ;-). Vous pouvez tout aussi bien sortir allaiter dans une pièce prévue à cet effet. Il y aura peut-être quelques indignations mais l’important est de nouer les premiers contacts avec votre bébé, pas de savoir si vous choquez vos proches.
  2. La montée de lait : elle peut être relativement inconfortable. Elle survient quelques jours après la naissance de l’enfant. Les seins sont tendus, chauds et très sensibles. Elle arrive parfois avec une fièvre modérée. Ne vous en faites pas, elle durera seulement 2 à 3 jours. Mettez votre bébé aussi souvent que vous le voulez au sein.
  3. Les crevasses : généralement dues à une prise en bouche incorrecte du bébé, elles peuvent être un calvaire pour la maman.  Entourez-vous de personnes qui s’y connaissent réellement afin qu’elles vous montrent comment s’y prendre correctement. Le problème sera vite réglé. Fuyez les téterelles, elles ne feront qu’empirer le problème ! Vous n’avez pas besoin de 36 crèmes pour calmer le mal et cicatriser la peau. Un peu de lait maternel utilisé en guise de crème sera bien plus efficace. Changez régulièrement la position du bébé et vos coussinets d’allaitement.
  4. Les contractions utérines : Lorsque bébé tête, l’utérus se contracte pour retrouver sa taille initiale. La douleur peut également être perçue plus ou moins violemment. On lit partout que pour le second enfant, les douleurs sont plus vives. Ayant eu des contractions dignes de celles de l’accouchement, j’étais relativement angoissée de ce qu’elles allaient être pour la petite puce…. Sincèrement, elles n’étaient pas plus violentes. Ici aussi, il faut être patiente, au bout de quelques jours, ça sera de l’histoire ancienne et vous aurez un joli petit utérus trop kikinou 😉
  5. Le réflexe d’éjection du lait : Alors voilà un point qui me tient à coeur. Avoir beaucoup de lait c’est bien. Mais lorsqu’il arrive très vite, très fort, cela peut être un énorme élément perturbateur du bon déroulement de l’allaitement. Parfois, le bébé se retire violemment en arrière en hurlant car le lait arrive trop vite et il s’étouffe. Au moment où il se retire, il se retrouve aspergé de lait. Le meilleur moyen de l’aider est de le retirer quelques instants lorsqu’on sent que le lait arrive en force et de le reconnecter ensuite 😉 Mais comment savoir à quel moment cela arrive ? Ce réflexe survient peu de temps après le début de la têtée (d’après mes souvenirs, environ une minute après le début). Nos seins nous le signalent par des “fourmillements”. On lit partout qu’il est possible de ressentir quelques picotements dans les seins. Alors qu’on se le dise, ces “picotements”, comme ils les appellent si tendrement, peuvent être à l’origine d’une bonne chialée à chaque têtée ! Si vous vous surprenez à serrez les dents et les fesses à chaque début de têtée, sachez que vous n’êtes pas la seule ! Ca arrive aux autres aussi ! Si si ! Ma puce a un peu plus de 6 mois à l’heure où j’écris ces lignes et ce réflexe d’éjection du lait est toujours présent (bien que nettement moins fort que pour le premier bébé) – par contre, il n’y a plus aucune douleur depuis longtemps !! Mais même si elle s’étouffe encore régulièrement, en grandissant, elle gère nettement mieux le débit 😉 Elle sait quand le lait arrive et gère ça comme une championne ! Au début de l’allaitement, ce réflexe arrive à tout moment de la journée, entre les têtées. En pleine discussion avec quelqu’un, vous sentez tout à coup le lait qui arrive. Ca peut vous en couper la parole ! Vous serrez vos dents et attendez un moment que ça passe. A ce moment, le lait coule assez fortement. C’est pour ma part l’inconvénient le plus désagréable. Ici, il a duré un peu plus d’un mois, voire même presque 6 semaines… mais rassurez-vous, la douleur (oui oui je parle de douleur) est dégressive. Après le premier mois, tout rentrera dans l’ordre et les têtées ne seront absolument plus douloureuses ! Un vrai bonheur ! Certaines mamans ne ressentent absolument rien ou juste quelques petits picotements.
  6. Les fuites de lait : Avant l’étape magique de la lactation automatique, on peut avoir de grosses fuites de lait. Surtout si on a un REF. A chaque têtée, l’autre sein coule à flot. Il suffit d’utiliser des coussinets d’allaitement que l’on change à chaque têtée. Les coussinets lavables sont préférables. Il les faut de grande taille (même si vous avez des seins rikiki comme les miens) ! 😉 Lors de la lactation automatique, vos seins ne sont plus du tout tendus, vous n’avez plus aucune douleur pour allaiter. Même pas de gêne particulière. Vous n’êtes plus non plus inondée à tout moment.
  7. La peur de manquer de lait : A la maternité, on vous alarme rapidement si votre bébé perd du poids. On vous dit souvent que vous n’avez pas assez de lait et qu’il faudra probablement compléter avec des biberons ! Mais il est tout à fait normal de ne pas avoir de lait au début ! Les sages-femmes les plus averties vous le diront : patience ! Bébé ira bien ! Seul le colostrum est sécrété les premiers jours. Ce liquide bourré d’anticorps et de tout ce que bébé à besoin n’est pas non plus déversé par litres ! Quelques gouttes à la fois suffisent au bébé. Pour avoir du vrai lait en suffisance, il faut attendre la montée de lait ! Et celle-ci n’arrive pas en quelques heures. Elle se déroule entre 3 et 5 jours après la naissance de bébé. Et oui ! Ne culpabilisez surtout pas. Ca va venir et bébé se rattrapera, faites-moi confiance 😉 Il y a une règle d’or dans l’allaitement : à moins d’un réel problème de manque de lait (hyper rare), ne complétez pas avec des biberons. La régulation du lait se fait avec les têtées de l’enfant. Plus il boit, plus vos seins produiront ! La nature est bien faite ! Donc en remplaçant une têtée par un biberon, vous empêchez vos sein de connaître les besoins réels de votre enfant. Mon premier enfant prenait son repas en 5-6 minutes. La deuxième fait 2x 5 minutes par repas. Ils boivent très très vite. C’est déroutant. Surtout que les deux se retiraient en pleurant. Mais avec le temps et l’aide de ma pédiatre, j’ai compris que c’est simplement qu’ils avaient assez à manger. N’achetez pas de balance ! Pour savoir si bébé mange bien, vous pouvez juste l’écouter. On distingue clairement le glou-glou-glou quand il avale le lait. Lorsqu’il tête plus longuement (plus de 10 minutes), il fait plus d’efforts et l’intervalle entre chaque déglutition se rallonge. Vos contrôles réguliers chez le pédiatre suffisent pour savoir si votre bébé grandit bien. Et n’oubliez pas, même des tout petits seins rikiki comme les miens produisent amplement assez de lait ! La clé : mettre le bébé au sein dès qu’il a faim. Petit à petit les têtées s’espaceront naturellement.
  8. La peur que le lait ne soit pas assez nourrissant : quand on a enfin compris qu’on a assez de lait et qu’il n’y a en aucun cas besoin de biberons, on commence à se douter de son pouvoir nourrissant ! Mais la nature est bien faite ! Soyez-en sûre ! Si vous mangez correctement, la question n’a pas à être posée ! No stress !
  9. Le bébé qui pleure sans arrêt : Alors là, vous allez voir, ça sent le vécu pour moi 😉 Mon premier bébé a pleuré sans arrêt pour diverses raisons dont certaines que j’ignore probablement encore maintenant (violent RGO, eczéma, agitation extrême,…). Bref, il pleurait tout le temps. Il est un défit de la parentalité à lui tout seul ! Et lorsqu’on est un peu seule avec sa volonté d’allaiter son bébé, c’est difficile ! Heureusement que j’ai un mari qui me soutient à 100 % et qui ne m’a jamais fait douter de ma capacité à nourrir nos enfants et m’a toujours encouragée. Mais combien de fois j’ai entendu : “mais donne-lui un biberon !”, “ah, il pleure. Il a faim !”, “mais nooon, tu donnes encore le sein ??”, “mais quoi ? t’es sûre que tu as encore du lait ? il est grand !”… Déjà, pour nous, c’est dur. On se sent envahie par les doutes : “et si c’était vrai ? S’il avait vraiment faim ?”. On rumine beaucoup. Ensuite, aux yeux de l’entourage, on passe pour la mauvaise mère qui se braque et s’acharne sur l’allaitement alors qu’on a un bout de chou qui crève la faim… On commence à tirer des litres de lait pour voir ce que bébé boit réellement. On donne à contre-coeur les biberons de lait tiré et on s’aperçoit que bébé boit effectivement bien et qu’il pleure quand même….. du coup une nouvelle idée envahit l’esprit de l’entourage : “le lait n’est pas assez nourrissant !”. On culpabilise encore plus…. Et un jour (peut-être avec d’autres raisons qui s’y ajoutent), on décide de passer gentiment au sevrage… Car on n’en peut plus de se prendre le chou à se demander si ça ne serait en effet pas l’allaitement qui cause les pleurs, l’eczéma,…. Au début du 7e mois, j’ai sevré…. à 12 mois, il a arrêté net, du jour au lendemain, de pleurer ! Comme quoi…. Y a pas que la faim qui fait pleurer les bébés ! Par contre, la nature m’a envoyé une petite pépette hyper facile, qui ne pleure que lorsqu’elle a faim ou qu’elle est fatiguée… Qui tête bien. Qui donne des signaux clairs de faim ou, de fatigue ou d’ennui… Ben ça paraît rien comme ça, mais ça aide fortement à reprendre confiance dans mon rôle de maman. Tout est teeeeellement plus simple ! C’en est même presque trop facile !
  10. L’engorgement, la mastite : je vous invite à lire mon article sur le sujet s’il vous intéresse. Sachez toutefois qu’après trois mastites (avec grosse fièvre et tout le tsouin-tsouin) pour le premier enfant, j’étais un peu découragée…. Alors que j’avais l’impression de faire les choses comme il faut. Pour le 2e, juste un micro engorgement au début de l’allaitement, puis plus rien !

 

Voilà, comme ça vous savez tout sur les ennuis que l’on peut rencontrer en début d’allaitement…. mais vous savez surtout qu’ils ne dureront pas et qu’allaiter peut ainsi devenir une merveilleuse aventure !

 

 

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Noeuds d’allaitement

Les débuts de l’allaitement sont parfois difficiles, mais ça vaut tellement la peine de s’y accrocher ! La fatigue n’aidant pas, il arrive souvent de peiner à se souvenir à quel sein le tour ! 😉

Pour aider les mamans, voici un simple petit noeud à glisser dans le clip du soutien-gorge d’allaitement. Au moment où vous ouvrez votre soutien-gorge pour allaiter, déplacez le noeud de l’autre côté. Ainsi, vous n’aurez au moins plus le souci de savoir quel sein vous devez donner la prochaine fois 😉

Ils sont simples à fabriquer si vous avez un ruban (quelques points à la main suffisent). Sinon, vous en trouverez dans mon shop 😉

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Lait qui sent mauvais !

Au secours ! Mon lait pue !

Il peut arriver que le lait maternel que vous avez tiré et réfrigéré ou congelé sente mauvais, voire très mauvais… genre une odeur de savon (pour être gentille), de rance ou surtout de vomi… Mis à part le fait que cette odeur va vous poursuivre pour la journée (au minimum !), aucune raison de paniquer : ce lait peut être consommé.

Chez les femmes qui constatent ce phénomène, le lait est tout à fait normal lorsqu’il est tiré. Il sent plutôt bon. Mais, peu après sa sortie du frigo ou du congélateur, il prend une odeur infecte. Les plus téméraires constateront que le goût est tout aussi horrible ! Mais elles ne feront qu’une fois l’expérience ! 😉

Voici l’explication en bref :

Le lait de ces mamans présente un taux élevé de lipases. Les lipases sont des enzymes naturellement présentes dans le lait. Elles commencent à découper les molécules de graisses. Autrement dit, elles “prédigèrent” le lait, c’est pourquoi il prend cette odeur répugnante de vomi.

Est-ce que je peux donner ce lait à bébé ?

Oui, ce lait est toujours bon pour bébé, à condition que celui-ci l’accepte. Et rares sont les bébés qui le refusent.

Alors un petit conseil rien que pour vous (oui oui, c’est du vécu !!) : ne conservez pas des litres de lait au congélateur avant d’avoir fait un essai ! Parce que même si bébé peut le boire, il faut avoir du cran pour oser lui donner cette horreur ! Perso, j’ai tout jeté… ça fait mal au cœur, surtout quand on sait le temps qu’on a passé pour stériliser, tirer, empaqueter, étiqueter,… J’ai trop été dégoutée par cette odeur ! Beurk, beurk, beurk !!

Si vous lui donnez ce lait et qu’il le boit sans broncher, je vous assure que vous l’aimerez encore plus qu’avant votre petit bouchon ! 😀

Est-il possible de renverser le processus ?

Oui ! Heureusement, il existe un moyen d’éviter ce problème. Dès que le lait est tiré, vous le faites chauffer à 60° au bain-marie. Il ne doit pas bouillir ! Vous le mettez dans un récipient et vous passez le tout sous l’eau froide avant de le réfrigérer ou congeler.

Il ne sert à rien de le réchauffer après sa sortie du frigo ou du congélateur ! C’est trop tard.

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Mastite

Les joies de l’allaitement amènent parfois quelques désagréments. Pour en citer un : la mastite. La mastite est courante chez la mère allaitante. Une zone du sein devient rouge, chaude et douloureuse. Les autres symptômes ressemblent à ceux de la grippe. On se sent fatiguée, courbaturée et fiévreuse.

Il faut se reposer le plus possible (oui, je sais que ce n’est parfois pas évident du tout avec un bébé) et bien faire téter bébé. La tétée est douloureuse mais il faut passer par là afin de drainer le sein et éviter une baisse de la lactation. S’il est trop difficile de garder le bébé près de vous (fièvre, douleur, fatigue intense), faites-le garder une heure ou deux pour vous reposer. Le ménage doit attendre ! Le lait peut sans autres être exprimé avec un tire-lait et conservé.

Le secrétariat de mon gynécologue m’a aussi conseillé de prendre quatre ou cinq douches chaudes dans la journée et masser la zone douloureuse. Le conseil est très juste… mais peut-être vous fera-t-il rire autant que moi car il est déjà tellement difficile de trouver le temps de prendre sa douche quotidienne 😉

Sinon, la sage-femme m’a proposé de faire des cataplasmes de Pastaboli (ou Décongestine) qui soulagent l’inflammation.

Vous pouvez alterner le chaud et le froid sur la zone douloureuse.

Si malgré le drainage et le repos, les symptômes (fièvre, douleur) persistent au bout de 48 heures, prenez rendez-vous avec votre médecin sans tarder. Celui-ci fera un prélèvement afin de voir s’il s’agit d’une infection et fera le point pour la traiter efficacement.